Seule.
Dans le calme et la solitude des montagnes.
Pas de médecin.
Aucune aide.
Juste elle… et sa foi.
La douleur était insoutenable, vague après vague, semblant interminable. Le temps n’avait plus aucun sens.
Mais au milieu de tout cela… elle ressentit quelque chose d’inattendu.
Une présence.
Invisible.
Inexplicable.
Mais bien réelle.
« Je ne suis pas seule… » murmura-t-elle entre ses dents serrées.
« Reste avec moi… »
Et juste avant l’aube… un cri de bébé emplit la maison.
Clara s’effondra, les larmes ruisselant sur ses joues, serrant sa fille contre elle.
« Tu t’appelles Joséphine », murmura-t-elle.
Comme la femme de la lettre.
Les mois passèrent.
La maison reprit peu à peu vie.
Ce qui semblait autrefois abandonné était désormais empreint de chaleur : rires, mouvement, un but.
Clara créa un potager, éleva des poules, répara les murs délabrés, ajouta des fenêtres pour laisser entrer la lumière.
Et chaque soir, elle jetait un coup d’œil au portrait accroché au mur, se souvenant du début de tout.
Le trésor demeurait intact.
En attente.
Presque un an plus tard… une lettre arriva.
Elle avait voyagé loin.
Ses mains tremblaient lorsqu’elle ouvrit la lettre.
Et tandis qu’elle lisait… les larmes lui montèrent aux yeux.
Elle avait trouvé quelqu’un.
Quelqu’un qui portait le même nom de famille.